Mobilisation générale
26 mai 2009Attention danger… Les derniers sondages indiquent une baisse des intentions de vote en faveur de l’UMP et du PS, ce qui est normal car dans les quinze derniers jours d’une campagne européenne on entend davantage les “petits” partis. Mais cela révèle aussi la double fragilité du parti majoritaire et de celui censé représenter l’alternative. Nicolas Sarkozy avait rassemblé sur son nom 31% de l’électorat au premier tour de la présidentielle de 2007. Même si l’UMP sort en tête du scrutin du 7 juin, ses résultats seront comparés au socle atteint par le chef de l’Etat. Pour le Parti socialiste, un score inférieur à 20% ouvrirait une nouvelle période de crise. Alors que Martine Aubry veut faire des élections européennes la première marche de la reconquête. Du coup, UMP et PS mettent les bouchées doubles dans ces derniers jours de campagne. Martine Aubry et Ségolène Royal seront demain à Rezé pour des retrouvailles plus médiatiques que politiques. Et l’UMP tiendra meeting à Lille jeudi soir sur le thème de l’immigration, qui avait permis à Nicolas Sarkozy de “capter” des électeurs du Front national en 2007. Mais les autres formations font aussi feu de tout bois. François Bayrou et le Modem espèrent bien perturber le jeu comme en 2007 et à la gauche du PS on se bouscule pour s’imposer.